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Comment protéger sa voiture contre le froid ?

Chaque hiver apporte son lot de désagréments pour les automobilistes : batterie déchargée, vitres gelées, pneus sous-gonflés ou difficultés de démarrage. Certains éléments du véhicule, particulièrement sensibles au hivers rudes et à leurs conséquences, doivent faire l’objet d’une vigilance accrue lorsque les températures chutent brutalement. Voici quelques clés pour s’éviter quelques mauvaises surprises.

En été comme en hiver, les températures extrêmes font rarement bon ménage avec la mécanique d’une voiture, surtout si son propriétaire ne dispose pas de garage pour la tenir au « frais » en période de canicule, ou au « chaud » quand le gel arrive.

Dès l’apparition des premiers froids, au milieu ou à la fin de l’automne, certains automobilistes prennent les devants et font examiner leur véhicule en prévision des grands froids éventuels de l’hiver à venir. En décembre, il est grand temps de se préoccuper de ce petit check-up préventif. Quels sont les principaux points de vérification à effectuer ?

Pourquoi le froid impacte-t-il les véhicules ?

Les conséquences du froid ne sont pas les mêmes selon que vous conduisiez une voiture thermique, hybride ou électrique. Le froid agit directement sur plusieurs éléments :

  • les batteries perdent en efficacité ;
  • les fluides deviennent plus visqueux ;
  • les pneumatiques perdent de la pression ;
  • les joints et caoutchoucs se rigidifient ;
  • les systèmes de chauffage augmentent la consommation d’énergie.

Même si les technologies automobiles ont beaucoup évolué, aucun véhicule n’est totalement insensible aux températures hivernales.

La batterie, le maillon faible des vehicules thermiques

Sur une voiture essence ou diesel, la batterie reste le principal point de vigilance.

La batterie est plus vulnérable l’hiver. « A cause du froid, elle peut perdre entre 30 et 50% de sa capacité » soulignait récemment le président du CNPA (Conseil National des Professions de l’Automobile). Ce petit coup de mou s’explique d’abord par un phénomène purement physique : les électrons qui produisent le « courant » circulent de moins en moins vite à mesure que les températures baissent et s’approchent des valeurs négatives. L’autre raison, exclusivement humaine cette fois, tient à une surconsommation d’énergie liée à l’action parfois simultanée :

  • du chauffage (parce qu’il fait froid dans l’habitacle)
  • du dégivrage (parce-que les vitres se couvrent d’une fine couche de glace)
  • et de l’éclairage (les journées plus courtes impliquent, le matin comme le soir, de recourir plus longtemps aux phares).

Toutes ces opérations cumulées tirent sur une batterie déjà moins gaillarde qu’en temps normal.

Nos conseils pour ne pas caler :

Faites réaliser une petite recharge d’appoint avant l’hiver pour permettre à la batterie de faire le plein et d’accumuler de la réserve, surtout si elle est ancienne (le niveau de tension recommandé ne doit pas être inférieur à 12 volts).
Si, le matin ou en fin de journée, après plusieurs heures de stationnement à l’extérieur, le démarrage s’avère difficile, un réflexe de sobriété s’impose : évitez d’allumer en même temps l’ensemble des périphériques (dégivrage, chauffage, autoradio, luminaires intérieurs) afin de ne pas trop puiser dans le stock de la batterie.
Lorsque cela est possible, certains automobilistes ultra-prévoyants installent une couverture sur le capot de leur véhicule afin d’empêcher le vent glacial de s’infiltrer à l’intérieur (il existe aussi des housses thermiques sur-mesure pour protéger les batteries).

Véhicules hybrides : une double vigilance

Les véhicules hybrides combinent une motorisation thermique et une batterie haute tension.

L’hiver, ils doivent donc gérer les contraintes des deux technologies.

Le moteur thermique peut consommer davantage lors des premiers kilomètres tandis que la batterie hybride perd temporairement une partie de son efficacité lorsque les températures sont basses.

Cela peut entraîner :

  • une augmentation de la consommation ;
  • un fonctionnement plus fréquent du moteur thermique ;
  • une baisse de l’autonomie en mode électrique sur les hybrides rechargeables.

Véhicules électriques : préserver l’autonomie de la batterie

Les voitures électriques démarrent généralement sans difficulté par temps froid. En revanche, l’autonomie peut diminuer de manière significative.

Selon les modèles et les conditions climatiques, la perte d’autonomie peut atteindre :

  • 10 à 20 % lors d’un hiver modéré ;
  • jusqu’à 30 % lors de températures très négatives.

Cette baisse s’explique notamment par :

  • le chauffage de l’habitacle ;
  • le préconditionnement de la batterie ;
  • les réactions chimiques ralenties à basse température.

Nos conseils :

  • Privilégier le préchauffage lorsque le véhicule est encore branché.
  • Recharger régulièrement sans attendre un niveau de batterie très faible.
  • Stationner autant que possible dans un garage ou un espace couvert.
  • Programmer les départs via l’application constructeur lorsque cette fonction est disponible.

Ces bonnes pratiques permettent d’optimiser l’autonomie et de préserver les performances de la batterie.

Chauffer avant de démarrer ?

Contrairement à une idée reçue, beaucoup des moteurs actuels nécessitent encore un préchauffage avant le démarrage. Ce rituel hivernal et matinal reste donc d’actualité, y compris pour les modèles récents, à plus forte raison s’ils sont pourvus d’un diesel. L’enjeu est d’abord mécanique : il s’agit, par exemple, de permettre à l’huile d’atteindre sa température idéale pour remplir parfaitement sa fonction lubrifiante (environ 80 à 90 °C sur un moteur standard).

L’objectif est aussi économique : à froid, une voiture consomme en effet 10 à 15 fois plus de carburant lors des premiers kilomètres parcourus. D’où l’intérêt, quand il fait vraiment très froid, de faire tourner quelques dizaines de secondes la machine à l’arrêt. A priori, rien n’interdit légalement cette opération sur la voie publique : un arrêté de 1963, toujours en vigueur aujourd’hui, stipule que « les véhicules en stationnement doivent avoir leur moteur arrêté, sauf en cas de nécessité, notamment lors des mises en route à froid ».
S’il gèle, nul doute qu’un agent de la force publique fera preuve de tolérance.

Nos conseils pour passer l’hiver sans problème

Le moteur

Soubresauts, ralentissements anormaux, calages à répétition…ce type de symptômes signalent un moteur en souffrance. L’hiver, l’origine du mal provient souvent du réservoir à carburant où un phénomène de condensation est parfois amené à se produire en raison d’une très forte amplitude thermique entre l’intérieur du contenant, très chaud, et l’extérieur, glacé. C’est surtout vrai pour le gazole, plus sensible au gel que l’essence, singulièrement quand le thermomètre approche des -10 °C. Le risque ? Que le combustible s’épaississe et vienne obstruer le filtre à carburant, coupant ou réduisant du même coup l’alimentation du moteur.

Nos conseils : mettre le véhicule à l’abri la nuit. A défaut de garage, il existe une alternative pour un automobiliste. Celle de se procurer, lors du passage en station-service, un carburant spécial « grand froid » traité avec un additif qui lui permet de résister à des températures hivernales extrêmes (jusqu’à-20°C).

Protéger les joints, essuie-glaces et vitrages

Le gel peut immobiliser certains éléments du véhicule :

  • essuie-glaces collés au pare-brise ;
  • joints de portières bloqués ;
  • serrure gelée.

Lorsque les températures passent sous 0°C, les lames des essuie-glaces en contact direct avec le pare-brise risquent d’être prises au piège de la couche de gel, parfois très épaisse, qui se forme sur le verre : veillez donc à les surélever la nuit, au moyen d’un petit accessoire (un bouchon de liège par exemple). 

Evitez surtout de forcer sur une portière ou un coffre bloqués par le gel : par grand froid, leurs joints de caoutchouc ont tendance à se coller solidement au métal, jusqu’à bloquer le mécanisme d’ouverture du véhicule.

Nos conseils : La solution la plus simple pour s’éviter une telle mésaventure reste de s’équiper d’une bâche et d’en recouvrir l’automobile, y compris en journée si son stationnement se prolonge au-dehors. Autre mesure préventive: la pose d’un lubrifiant spécial (type WD-40) sur les joints. Produit qui permettra au caoutchouc de résister au gel.

Attention au sel sur la carrosserie

Le sel de déneigement déposé sur les routes verglacées est un ennemi pour les carrosseries d’automobile : corrosif, il attaque l’acier et les métaux et, quand il s’y incruste, accélère le phénomène de rouille et d’usure.

D’où l’extrême nécessité de procéder, l’hiver, à des nettoyages réguliers du véhicule afin de débarrasser son enveloppe des éventuels dépôts de cristaux, notamment au niveau du bas de caisse et de certaines pièces situées sous l’automobile, particulièrement exposées aux projections.

Cette précaution contribue à limiter les risques de corrosion à long terme.

Les pneus

Le froid fait naturellement baisser la pression des pneumatiques.

Une diminution de température de 10 °C peut entraîner une perte comprise entre 0,07 et 0,14 bar.

Un sous-gonflage peut provoquer :

  • une usure prématurée ;
  • une augmentation de la consommation ;
  • une dégradation de l’adhérence.

Un contrôle mensuel de la pression est donc recommandé pendant toute la période hivernale.

En hiver, pensez aux pneus neige si vous partez à la montagne. Référez-vous à notre article sur la nouvelle loi montagne pour savoir si vous êtes concerné.

Pour un check up complet, vous pouvez contacter notre atelier AD au 02 43 42 10 43

FAQ sur le sujet

Le froid peut-il empêcher une voiture de démarrer ?

Oui. Une batterie affaiblie est la première cause de panne hivernale sur les véhicules thermiques.

Une voiture électrique démarre-t-elle bien en hiver ?

Oui. Les moteurs électriques ne nécessitent pas de démarrage à froid comme les moteurs thermiques. En revanche, l’autonomie peut diminuer.

Faut-il faire chauffer son moteur avant de partir ?

Sur les véhicules modernes, il est préférable de rouler doucement pendant les premiers kilomètres plutôt que de laisser tourner le moteur plusieurs minutes à l’arrêt.

Pourquoi ma voiture consomme-t-elle davantage en hiver ?

Le chauffage, le dégivrage, la densité de l’air et le fonctionnement à froid augmentent la consommation des véhicules thermiques et hybrides.

Un véhicule electrique perd-t-il de l’autonomie en hiver ?

Oui. La baisse de l’autonomie varie selon les modèles mais se situe généralement entre 10 et 30 % lorsque les températures sont négatives.

Les pneus hiver sont-ils obligatoires ?

Ils le sont dans certaines zones concernées par la Loi Montagne. Ils restent fortement recommandés dès que les températures passent régulièrement sous les 7 °C. Pour en savoir plus, consultez notre article sur la loi Montagne.

Quand faut-il contrôler sa batterie ?

Un contrôle est conseillé chaque automne, surtout si votre batterie a plus de quatre ans.

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